21 mars 2026 · 4 min de lectura
Bruits gênants : ce que la copropriété peut faire (et ne peut pas)
Le bruit est la première cause de conflit de voisinage — et la plus mal gérée, parce qu'on essaie de la régler en criant depuis la cour.
D'abord : problème de vie commune ou d'activité ?
- Vie commune (fêtes, talons, musique) : on traite par la médiation et, si nécessaire, les arrêtés municipaux (la police municipale mesure et verbalise).
- Activité (bar, atelier, meublé touristique bruyant) : en plus de ce qui précède, l'article 7.2 de la loi de propriété horizontale s'applique — activités gênantes.
L'échelle de réponse
- Une conversation privée (pas dans le groupe, pas en assemblée) : la plupart des gens n'ont pas conscience du bruit qu'ils font.
- Un courrier de la copropriété : le président, sur décision d'assemblée, met formellement en demeure de faire cesser la gêne. Souvent, l'en-tête suffit.
- Plainte auprès de la mairie avec mesures si un arrêté est enfreint.
- Action en cessation (art. 7.2) : l'assemblée autorise l'action ; le juge peut ordonner la cessation et même priver de l'usage du logement jusqu'à 3 ans dans les cas extrêmes.
Ce que la copropriété ne peut pas faire
Sanctionner de son propre chef (les « amendes » votées en assemblée n'ont aucune validité), couper des services, ni afficher le fautif au tableau. Tout cela se retourne contre elle au tribunal.
Le registre fait tout
Dates, heures, durée, témoins, plaintes antérieures : une action en cessation se gagne avec un historique ordonné sur des mois, pas avec de l'indignation.
Arrêtez de lire sur la gestion. Essayez-la.
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